Sur les canaux d’Alsace avec Canalous !

Il y a quelques temps, j’ai été contactée par Bastien de France-Passion-Plaisance, afin de tester la navigation sans permis sur les canaux de France. Evidemment, très curieuse, l’envie de découvrir cette activité a tout de suite pointé son nez, j’ai sauté sur l’occasion. C’est donc entourée de 5 amis-cobayes, que j’ai organisé le week end dernier en bateau au départ de la base d’Hochfelden (en Alsace, à 20 minutes de chez moi, oui oui, j’ai choisi la facilité… :-) ) avec Les Canalous.

 

Je n’ai jamais navigué, ni aucun de mes amis d’ailleurs. Autant dire qu’on se pose 1000 questions avant le départ. “Est-ce facile de passer les écluses, de manoeuvrer, de s’amarrer, de croiser un autre bateau, de faire demi-tour ?”

 

Pas de panique ! Après avoir débarqué samedi dernier aux Canalous d’Hochfelden avec le super accueil de Marie, la gérante de la base, on reçoit les 1000 réponses à nos questions, et même plus, on fait quelques manœuvres (un volontaire désigné du groupe s’y est collé) avec Sébastien, qui nous indique aussi a quoi servent tous les boutons et indicateurs lumineux de la bête, un tarpon 42 N ! Un 10/12 places, gros modèle, 4 cabines et 2 postes de pilotages, un vrai engin quoi ! A seulement 6 personnes, on y sera bien.

 

 

Quelques formalités plus tard, les affaires et le nécessaire pour se nourrir chargés à bord (barbecue, machine à raclette,…), on pouvait enfin commencer la navigation. Nous sommes partis en direction de Saverne, avec 10 écluses à passer. Il faut savoir que les écluses fonctionnent par série. Avant d’arriver à la première, une corde est à tirer pour se signaler, et toutes les écluses (automatiques) se préparent à votre arrivée. Il n’est donc pas possible de s’arrêter avant d’avoir fini la série, au risque de bloquer les bateaux d’en face, sauf à prévenir un éclusier.

 

Mais à peine partis, il était déjà l’heure du déjeuner. Il fallait compter environ 2h-2h30 pour faire la première série d’écluse. Il n’était donc pas question d’attendre autant pour manger. C’est donc à 15 minutes de la base que nous nous sommes ammarés pour le barbecue. :-) Estomac first ! La discussion du déjeuner tournait beaucoup autour de la première écluse : est-ce difficile ? Va-t-on y arriver ? Il faut quand même que je vous précise qu’à l’origine, un autre bateau était prévu pour nous, mais les précédents navigants n’ont pas rendu le bateau en parfait état. A la vue des dégâts, inutile de dire que cela nous avait un peu inquiété…

 

Mais grands courageux que nous étions, nous nous sommes lancés au passage de la première écluse ascendante. Le feux était vert, on s’y est engagé, on a placé le bateau, et tiré sur le levier du grand commencement. La porte s’est fermée, l’eau est montée, la deuxième porte s’est ouverte, on est sorti ! La première écluse était passée, et c’était super facile ! Niac niac !

 

C’est ainsi que nous avons passé les 9 autres écluses jusqu’à Saverne, sans encombres. Arrivés au petit port, il nous fallait nous amarrer pour nous raccorder à l’électricité, ayant emmené la machine à raclette. Nous avons définitivement beaucoup amusé ceux qui regardaient nos manoeuvres pour nous rapprocher du bord, pour découvrir une fois attachés que les prises électriques étaient destinées à de plus gros bateaux. Celles pour nous étaient plus loin, dont les places étaient coincées entre plusieurs bateaux…

 

Bon…

 

La décision d’aller au restaurant fut prise ! Oublions la raclette ! De toute façon, on n’arriverait pas à faire d’autres manoeuvres.

 

Mais…

 

Avant de quitter le navire, on s’est aperçu que les toilettes ne fonctionnaient pas. Misère ! J’ai alors appelé Marie à la rescousse, qui nous a immédiatement envoyé Sébastien. Il est arrivé, a aussi constaté que les toilettes ne fonctionnaient pas (bin oui, avec tous les boutons, on s’imaginait déjà avoir oublié quelque chose…), a fouillé dans sa mallette, ouvert un panneau caché, a machiné quelque chose, et les toilettes fonctionnaient. Verdict : il fallait juste changé le fusible ! On en a profité pour lui demandé de nous déplacer le bateau, afin d’accéder aux bonnes prises électriques, ce qu’il a fait. Nous avions donc nos toilettes et la machine à raclette, que demander de plus ?! La soirée (festive) a pu commencer !

 

Le lendemain, rebelote, dans l’autre sens pour rentrer, mais avec les écluses descendantes, et un repas entre les 2 séries. Inutile de dire qu’avec l’expertise acquise, nous les avons toutes passées sans problème…

 

Sauf…

 

La dernière ! Le feux est resté rouge ! Longtemps ! Nous avons finalement dû appeler un éclusier pour nous ouvrir l’écluse. Il était fort probable que des gens aient tiré sur la corde alors qu’ils venaient de finir la série…

 

Et c’est ainsi que nous sommes retournés à bon port, sans que personne ne soit tombé à l’eau, ou que le bateau ait triste mine, en retrouvant Marie pour lui redonner la bête. La preuve que n’importe quel débutant peut y arriver…

 

J’en conclu : une aventure, même à 20 minutes de chez soi, c’est vraiment sympa !

 

J’ai aimé :

 

  • Cette chouette activité, entre amis ou en famille. Outre la navigation, on peut s’arrêter quasiment n’importe où et descendre du bateau, pour découvrir la région traversée en vélo ou à pied.
  • Le très bon contact que j’ai eu avec Bastien de France-Passion-Plaissance, et Marie et Sébastien des Canalous à Hochfelden.
  • Qu’on se sente en vacances à la minute même où on navigue, même pour un week end.

J’ai pas aimé : Heu… bin rien… J’ai beau réfléchir, je ne trouve pas.

 

 

 

 

 

 

Pour voir le reste des photos du week end fluvial, ce sera dans le portfolio.

 

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